
Pourquoi une guillotine, si on est contre la peine de mort ?
, by Olympe Rêve, 2 min reading time

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La guillotine de notre broche est un symbole, pas un programme. Petite histoire d'un objet né dans un désir d'égalité (sic), détourné par le pouvoir.
Notre nouvelle broche en bois affiche une petite guillotine surmontée de « TAX THE RICH ». Forcément, ça pose une question légitime : est-ce qu'on appelle à couper des têtes ?
Spoiler : non.
Symbolique, ça veut dire que ce n'est pas premier degré. Une broche en forme de guillotine ne distribue pas des consignes d'exécution. On rappelle juste qu'un jour, en France, on a coupé la tête des rois, qui se croyaient tout puissants.
Pour autant, la guillotine, et donc la peine de mort, c'est un élément de notre passé bien réel, qui ne touche pas vraiment les puissants.
On l'oublie souvent, mais la guillotine a été pensée par un homme opposé à la peine de mort. Le docteur Joseph-Ignace Guillotin, médecin et député, voulait une méthode unique, rapide et la moins douloureuse possible. C'était aussi une histoire d'égalité puisque jusque-là, les nobles avaient droit à l'épée, et la populace à la pendaison ou à des supplices autrement plus longs. L'intention c'était donc d'offrir une mort… égalitaire (sic).
La machine entre en service en 1792. Guillotin, lui, a détesté qu'elle porte son nom toute sa vie. Mais bon, faut assumer après.
Les estimations parlent d'environ 17 000 personnes exécutées au nom de la défense de la Révolution, pendant la période de la Terreur (1793–1794) : opposants réels ou simplement soupçonnés, puis les révolutionnaires eux-mêmes comme Danton ou Robespierre. L'outil devient l'instrument d'un État qui élimine ses contestataires. Quelle surprise (non).
Et ça ne s'arrête pas là. Sous le régime nazi, la guillotine sert à grande échelle, on estime environ 16 500 exécutions, notamment contre les résistant·es, comme Sophie Scholl et le réseau de la Rose blanche en 1943, pour avoir distribué des tracts. En France, elle reste la méthode officielle jusqu'à la dernière exécution en 1977, avant l'abolition de la peine de mort par Robert Badinter en 1981.
Le fil rouge de toute cette histoire ? À chaque fois que la guillotine a servi à grande échelle, c'est le pouvoir qui s'en est servi contre celles et ceux qui le contestaient. Les riches et les puissants, eux, n'ont presque jamais fini sous la lame.
Aucune erreur judiciaire ne se rattrape une fois la lame tombée. La peine de mort est par ailleurs inégalitaire : partout dans le monde, elle frappe d'abord les pauvres, les minorités, les dissident·es et jamais les puissants. N'oublions pas que la peine de mort c'est donner à un État le droit de décider qui vit et qui meurt. C'est précisément le pouvoir qu'on ne veut confier à personne.
Bref : chez Olympe Rêve, on n'aime ni la prison, ni la peine de mort. Par contre, on aime l'équité.
Ici la guillotine n'est pas une menace, c'est un clin d'œil : le rappel que les privilèges ne sont pas éternels, que ce qui semble intouchable peut se renverser.
On ne veut pas leur tête. On veut leur argent.
La redistribution plutôt que le couperet.
👉 Découvrir la broche « Tax the rich »
Laisse toi tenter !